La fin de l’Égypte antique

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Après la disparition de la dynastie ramesside, l’Égypte entre dans une période où les sources et les préjugés des historiens rendent à tort une image de décadence. La perte des conquêtes impériales au Levant et en Nubie, la division du pays en plusieurs entités politiques et l’annexion successive par des puissances étrangères, sont souvent interprétées comme des manifestations irréfutables du déclin. Mais, pendant tout le premier millénaire avant notre ère, l’Égypte doit affronter une géopolitique complexe, où des grands pouvoirs cherchent à contrôler les ressources et le trafic commercial sur de vastes espaces. De nouveaux acteurs (Phéniciens, Juifs, Grecs, Perses ou Arabes) viennent en plus s’incorporer à un scénario où les transformations économiques, sociales, militaires et techniques attestent une vitalité exceptionnelle. Que l’Égypte soit arrivée, dans un tel environnement, à préserver l’originalité de sa culture et son indépendance politique et à devenir occasionnellement la rivale des grands empires de l’époque, attestent d’une capacité d’adaptation aux antipodes de la  « décadence » trop souvent invoquée Et en ces temps troublés où tant de grandes puissance disparurent à jamais (empires néo-assyriens, néo-babylonien, achéménide), c’est aux derniers pharaons que l’Égypte dut sa survie.

Publié dans : Histoire & Civilisations |le 2 mars, 2018 |Pas de Commentaires »

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