Museu Picasso – Barcelone

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« L’enchevêtrement d’anciens palais gothiques qui sert aujourd’hui d’écrin au musée Picasso de Barcelone est à lui seul une initiation au cubisme tant la perception de l’espace y est bouleversée. C’est en souvenir de la jeunesse  du peintre qu’est né  ce musée et qu’il est quasi exclusivement consacré. Le visiter, c’est aller à la rencontre du génie en gestation qui allait influencer tout un siècle. Picasso lui-même, offrira au musée plus d’un millier de tableaux. On y trouve ses premiers dessins, des œuvres de la période bleue, les premières œuvres dites « cubistes » et la série complète des Ménines. » 

Patrick de Carolis, journaliste et écrivain

Publié dans : Les plus grands Musées d'Europe | le 15 novembre, 2019 |Pas de Commentaires »

La république Romaine

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On a retrouvé sur le Palatin les traces de cabanes entourées d’un fossé et d’un mur remontant au milieu du VIIIe siècle avant J.-C., à l’époque où la tradition situe le règne de Romulus. Un siècle plus tard, l’archéologie révèle un regroupement  de villages formant une véritable agglomération sur le site de Rome. C’est d’ailleurs l’ensemble de cette région, où Grecs et Étrusques se mêlaient aux Latins, qui connut un processus d’urbanisation. Les récits de fondation se font l’écho de plusieurs interventions de chefs de bandes armées étrusques qui dominèrent Rome. La ville représentait en effet un enjeu  stratégique permettant  de contrôler les communications  vers la Campanie et vers le centre de l’Italie par la vallée du Tibre, plus facile à franchir à cet endroit grâce à une île et à un gué. Il faut néanmoins attendre le milieu du VIe siècle avant J.-C. et le règne d Servius Tullius pour prétendre pouvoir tirer quelques données historiques du récit des origines de Rome. À la chute de la royauté, l’accès aux magistratures républicaines, annuelles, collégiales et hiérarchisées était conditionné par la propriété d’un patrimoine foncier. Certaines caractéristiques de la civilisation romaine apparurent atour du deuxième tiers du IVe siècle avant J.-C., notamment avec les lois licinio-sextiennes de 367 avant J.-C. qui mirent un terme au conflit entre les patriciens, prétendant remonter aux pères fondateurs de Rome, et les plébéiens, exclus jusqu’alors de l’exercice du pouvoir. Pendant les Ve et IVe siècles avant J.-C., Rome, confrontée à la pression militaire et démographique des peuples italiques et celtes, mis sur pied une armée performante qui lui assura finalement  le contrôle de l’Italie.

Publié dans : Histoire & Civilisations | le 13 novembre, 2019 |Pas de Commentaires »

L’empire d’Alexandre

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La conquête d’Alexandre figure parmi les événements qui ont le plus marqué l’histoire de l’Occident et de l’Orient. Le roi macédonien, fils de Philippe II et élève d’Aristote, devint le modèle du conquérant, intrépide et tenace, fondateur d’un Empire trop vaste pour les hommes, trop fragile pour perdurer. Lui seul était à la mesure de ses conquêtes. Partis de Macédoine, Alexandre et son armée parcoururent la quasi-totalité du monde connu, du Nil jusqu’à l’Indus, exportant leurs coutumes, découvrant les traditions étrangères, perses ou égyptiennes. Sur leur passage, ils fascinaient et inquiétaient. car aux yeux des grecs conquis et, à plus forte raison, des élites du brillant Empire achéménide déchu, Alexandre et ses hommes n’étaient  que des barbares, issus d’une civilisation de bergers. Se présentant pourtant comme l’héritier de l’hellénisme classique et le défenseur des cités face à l’ennemi perse, Alexandre fit de l’Orient un monde grec. Mais ce monde, dès la précoce disparition d’Alexandre, se morcela. Il devint un monde composite et cosmopolite, à l’image des nouvelles grandes agglomérations : Alexandrie, Antioche, Pergame. Issus des guerres fratricides  opposant les anciens généraux et amis d’Alexandre, apparurent les royaumes. Cette forme politique caractéristique du monde hellénistiques, vit  l’implantation de dynasties qui régnèrent jusqu’à l’arrivée  d’une nouvelle ère : Rome et ses légions. Le terme « hellénistique », désignant cette période qui s’étend  de la mort d’Alexandre à la conquête romaine, inventé par les historiens allemands du XIXe siècle, signifie « qui parle le grec ». Ce livre  raconte comment, des suites d’une conquête, le monde méditerranéen et l’Orient se mirent à parler grec.

Publié dans : Histoire & Civilisations | le 8 novembre, 2019 |Pas de Commentaires »

Le déclin d’Athènes

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La fin du Ve siècle et le IVe siècle avant J.-C. furent marqués par la permanence de la guerre. Les décennies de paix qui ont suivi les guerres médiques, dominées par l’hégémonie d’Athènes, ont conduit à une confrontation sans précédent : la guerre du Péloponnèse, dont Thucydide nous a transmis le récit détaillé. Jamais les Grecs n’avaient connu un tel conflit. Il fut le théâtre des pires atrocités et divisa la Grèce entière, jusque dans ses colonies, entre Athènes et Sparte. Ce conflit dura trente ans, jusqu’à la défaite définitive d’Athènes. Ce fut aussi la défaite de la démocratie et le déclin du modèle athénien. Comme le symbole d’un monde en pleine transformation, ce déclin annonçait le retrait, au IVe siècle avant J.-C., de la cité-État, dont l’autonomie fut mise en péril par les volontés hégémoniques de Sparte, d’Athènes, de Thèbes et, enfin, du lointain royaume de Macédoine. Toutefois, le déclin politique d’Athènes s’accompagna d’une éblouissante floraison intellectuelle et artistique. Si la cité était malmenée sur les champs de bataille, elle était aussi questionnée sur le plan intellectuel par une nouvelle pratique : la philosophie. Plus largement encore, c’est la parole même, le logos, sous la forme du discours rationnel ou de la rhétorique, qui devint l’instrument politique par excellence. La mutation toucha jusqu’à la figure du grand homme : le chef de guerre devint un orateur brillant. Ainsi, dans sa période de déclin, la cité connut aussi  l’apogée d’un personnel politique nouveau, dont le génie consistait à séduire et à persuader les foules.

Publié dans : Histoire & Civilisations | le 2 novembre, 2019 |Pas de Commentaires »

La Grèce classique

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Le Vè siècle av. J.-C. est l’époque de toutes les inventions : démocratie, raison, théâtre, sciences ou histoire. Issus d’une longue et lente genèse qui remonte aux premiers temps de la Grèce, es fruits arrivent à maturité au siècle de Périclès, faisant de cette brève période une époque historique à part entière : la Grèce classique. Cette époque s’ouvre sur les guerres médiques et l’instauration de la démocratie athénienne, et se termine par le déclin de la polis et sa domination par la monarchie macédonienne. En quelques décennies, elle léguera à l’Histoire des noms aussi brillants qu’Hérodote, Thucydide, Sophocle ou Socrate. Ce qu’on considère volontiers comme un âge d’or n’en fut pas moins marqué par l’omniprésence de la guerre, d’abord contre les Perses, puis entre les cités elles-mêmes. C’est même par la guerre qu’Athènes a construit son hégémonie sur le monde égéen et est devenue le centre intellectuel et culturel incontesté de la Grèce. Au Vè siècle av. j.-C., l’homme grec change radicalement. Il vit dans un monde complexe et ambigu, où l’on célèbre la liberté tout en justifiant l’esclavage ; où l’on vénère Athéna, divinité féminine, tout en excluant les femmes de la vie politique ; où la société qui invente la démocratie, la citoyenneté et l’égalité se fait Empire autoritaire et domine par la force.

Publié dans : Histoire & Civilisations | le 1 novembre, 2019 |Pas de Commentaires »

Thésée contre le Minotaure

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Comme Héraclès ou Persée, Thésée appartient au monde de ces héros qui terrassent les monstres et poursuivent ainsi la tâche qui leur est impartie par Zeus : celle de maintenir l’ordre cosmique en état face aux forces du chaos qui ne cessent de le menacer. La légende de Thésée tuant le Minotaure, ce monstre conçu de manière étrange par Pasiphaé, la femme du roi Minos, accouplée à un taureau, est à cet égard l’une des plus marquantes de toute la mythologie grecque. À la différence d’Héraclès, Thésée parviendra, du moins pendant un temps, au bonheur grâce à son sens de la justice – ce qui nous donnera l’occasion de nous interroger sur le sens et la portée des philosophies du bonheur.

Publié dans : Mythologie & Philosophie | le 24 octobre, 2019 |Pas de Commentaires »

Mort et résurrection d’Héraclès

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Les êtres maléfiques et surnaturels qu’Héraclès a dû vaincre « pour la gloire d’Héra » (Héra-Kleios) ne sont pas des êtres ordinaires, mais des résurgences des forces primitives du chaos – en quoi Héraclès ne fait que reproduire la scène primitive à l’origine de la plupart des mythes grecs, à savoir la lutte de son père, Zeus, contre la violence des Titans. Héraclès n’en est pas moins lui-même un être déchiré, sans cesse partagé entre sa vocation pour la justice et une violence démesurée qui le pousse à tuer encore et toujours. En quoi il est un héros tragique, un personnage voué au malheur, dont la mort atroce ne sera compensée que par une apothéose, une transformation en dieu immortel. Ce qui sera l’occasion de s’interroger sur la profondeur incomparable de la conception grecque du tragique.

Publié dans : Mythologie & Philosophie | le 14 octobre, 2019 |Pas de Commentaires »

Les amours de Zeus

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Zeus a sans cesse besoin de lieutenants capables de le seconder dans sa tâche principale qui consiste à maintenir, s’il le faut par la force, l’harmonie cosmique toujours menacée par les forces chaotiques des origines. C’est dans cet esprit qu’il décide de s’unir à une mortelle, la belle Alcmène, l’épouse d’Amphitryon, pour concevoir Héraclès, celui qui par sa combativité et son courage aura pour mission première, au cours de ses fameux travaux accomplis pour la gloire d’Héra (Héra-Kleios : tel est le sens de son nom), de terrasser sans cesse les monstres issus de la première génération des dieux.

Publié dans : Mythologie & Philosophie | le 13 octobre, 2019 |Pas de Commentaires »

Midas contre Apollon

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Midas est le roi de Phrygie, une région agricole de la Grèce, et c’est pour tout dire un balourd, un fieffé crétin. Dominé par son avidité et sa cupidité légendaires, il va demander à Dionysos de lui donner le « toucher d’or », un artifice magique qui, transformant en métal précieux tout ce que son détenteur touche, va menacer l’ordre cosmique tout entier et se retourner contre lui. Mais le pauvre fou n’en reste pas là. Défiant Apollon lors d’un concours de musique entre le dieu et un Satyre, Midas va être à nouveau remis à sa juste place…

Publié dans : Mythologie & Philosophie | le 12 octobre, 2019 |Pas de Commentaires »

Forts et châteaux mythiques

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Défendre ses terres, affirmer sa puissance, proclamer son prestige : du Moyen Âge à l’Époque moderne, les châteaux témoignent de l’exercice du pouvoir par leurs propriétaires : seigneurs, souverains ou grands du royaume. Du fastueux Versailles imaginé par Louis XIV pour contrôler la noblesse, à la ligne épurée de Quéribus, bastion cathare perché sur son piton rocheux : l’histoire se niche derrière leurs murailles. En partant  à la découverte de quarante forts et châteaux mythiques, cet ouvrage propose un passionnant périple à travers les siècles, les batailles et les grandes familles de France.

Publié dans : France Extraordinaire | le 2 octobre, 2019 |Pas de Commentaires »
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